AU SECOND EMPIRE ANTIQUITÉS
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800 €
M. JAM (XIXe siècle) La Fiancée du roi de Garbe, 1864 Chromolithographie. Entoilée. Imp. Lemercier, rue de Seine, Paris. Chaillot & Cie éditeur. 70 x 51 cm et 78 x 67 cm hors-tout. Excellent état.
Dernière œuvre unissant Auber à Scribe, puisque ce dernier est mort en 1861, sans avoir terminé le livret qui sera achevé par Saint Georges. Opéra-comique en 3 actes et 6 tableaux créé à l’Opéra-Comique le 11 janvier 1864.
Petit-fils d’un peintre du roi, fils d’un officier des chasses reconverti dans l’édition et le commerce d’estampes, Auber grandit dans un milieu à la fois aisé et cultivé. Homme de salon, chanteur, violoniste, violoncelliste et surtout pianiste, il croise très tôt la fine fleur du monde artistique, tels Baillot, Rode, Kreutzer et Cherubini (qui fut un temps son maître, entre 1808 et 1811). Malgré cette solide formation, ce n’est pas à la musique qu’on le destine, mais à reprendre l’entreprise familiale. Ce projet n’est abandonné qu’en 1819, à la mort de son père. Ruiné, Auber choisit alors d’embrasser définitivement une carrière à laquelle il n’avait pas sérieusement songé jusque-là, en dépit de quelques pièces instrumentales remarquées et d’un début sur scène dès 1805 (Julie ou L’Erreur d’un moment). Son premier succès véritable, Le Maçon (1825), ne se fait pas attendre. Suivent de nombreux ouvrages, tour à tour légers ou sérieux, mais servis par un même souci de qualité dramatique. Parmi la cinquantaine de pièces que laisse le compositeur, citons Fra Diavolo, Le Cheval de bronze, Le Domino noir, Haydée et Manon Lescaut. Quant à La Muette de Portici (1828), elle compte parmi les actes fondateurs du grand opéra, aux côtés de Guillaume Tell de Rossini (1829) et Robert le Diable de Meyerbeer (1831). Auteur d’une œuvre raffinée, franche et directe, membre de l’Institut (1829), directeur du Conservatoire de Paris (1842-1871), Auber est, à n’en pas douter – et malgré une formation hors des circuits académiques –, l’une des personnalités les plus significatives du paysage musical français du XIXe siècle.(Source Bru Zane Médiabase)
Bien que discrédité par la postérité, Eugène Scribe est l’auteur dramatique le plus joué et le plus populaire de son temps. Au cours de sa longue carrière – dès ses débuts en 1810 jusqu’à sa mort en 1861 – il produit plus de 400 pièces. Il renouvelle le genre du vaudeville, en réduisant le nombre de couplets, en complexifiant les intrigues et en portant à la scène les us-et-coutumes de ses contemporains. Il transpose le savoir-faire acquis dans ce répertoire – principalement interprété au théâtre du Gymnase – dans des comédies données au Théâtre Français. En plus de ce répertoire dramatique, la production de Scribe domine les théâtres lyriques (94 livrets d’opéra-comique, 30 livrets d’opéra et 8 arguments de ballet). Il s’impose à l’Opéra-Comique avec La Dame blanche (1825, mise en musique par Boieldieu), suivie par d’autres grands succès : Fra Diavolo, Le Domino noir et Manon Lescaut (Auber), Le Chalet (Adam), La Fée aux roses (Halévy) et L’Étoile du nord (Meyerbeer). À l’Opéra, Scribe et Auber opèrent la révolution du « grand opéra » avec La Muette de Portici (1828), genre ensuite illustré par l’œuvre de Meyerbeer, également en association avec Scribe : Robert le diable (1831), Les Huguenots (1836), Le Prophète (1849) et L’Africaine (1865). En outre, Scribe a fourni des livrets d’opéra à Rossini (Le Comte Ory, adaptation en 1828), Halévy (La Juive, 1835), Donizetti (La Favorite, 1840), Gounod (La Nonne sanglante, 1854) et Verdi (Les Vêpres siciliennes, 1855). Toujours conçus pour mettre en valeur la musique, ces livrets ont le grand mérite de fournir aux musiciens des situations fortes et variées. (Source Bru Zane Médiabase)
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