Décès du Duc de Morny – Lettre de condoléances adressée par l’Abbé Méneval fils du Baron Méneval

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Description

UN DES FILS DU BARON CF. DE  MENEVAL (1778-1850),

Ce n’est pas un mince mérite que de consacrer toute son activité à un homme qui incarne une idée — dût-on en retirer quelques avantages — , surtout si cet homme a un caractère impératif et si les circonstances l’amènent à vivre au milieu des périls. Ce mérite fut assurément celui du baron Claude, François de Méneval (1778-1850), qui, après avoir été quelque temps au service de Joseph Bonaparte, fut l’infatigable secrétaire du portefeuille du Premier Consul, puis de l’Empereur, et accompagna Napoléon I » en ses campagnes, y compris celle de Russie. Il est entré dans l’histoire, entraîné par le sillage de la grande épopée.

L’occasion m’a été fournie de faire quelques recherches sur son second fils, Eugène, né à Paris en 1815. Entré dans la carrière diplomatique, il fut secrétaire de légation à Dresde, premier secrétaire à Vienne, ministre plénipotentiaire à Bade, puis à Munich à partir de 1852. En 1858, il vint à perdre sa femme, prise d’un d’un refroidissement au sortir d’un bal. Cette mort inopinée lui causa une telle douleur qu’il résolut de quitter le monde et donna sa démission. On lui accorda un congé d’un an, puis il fut mis en disponibilité le 7 décembre 1859. Quoique peu religieux jusque-là, il conçut l’idée d’entrer dans le clergé, qu’il considérait surtout comme une société philanthropique, où il pourrait faire quelque bien. A Rome, où il cherchait sa voie, on lui conseilla d’entrer à l’Académie dei Nobïli, mais il préféra le Séminaire Français de Santa Chiara, récemment fondé. On devine que son arrivée fut un petit événement.

Son âme droite et loyale buvait à longs traits à ces sources surnaturelles. « Que c’est beau la théologie, s’écriait-il, savez-vous que c’est de la vraie science ! »

«D’autre part, les cérémonies et les prières liturgiques, à mesure qu’il en entrevoyait le sens, excitaient dans son âme un véritable enthousiasme. Il ne se lassait pas d’admirer le génie qui, comme il disait, « a inventé le bréviaire » . Longtemps il lui échappait des fautes de détail contre les rubriques des servants de messe. Il pria le Père Supérieur de l’accepter pour son répondant et de l’avertir chaque fois qu’il y manquerait ».

Louis Veuillot eut l’occasion de dîner avec lui au Séminaire Français, le 20 février 1860 (2) ; il devait le retrouver, en juin 1862, au Colisée, où l’évêque de Tulle prêcha : « II y avait l’abbé de Méneval, âme douce entre toutes », note-t-il dans le Parfum de Rome.

Son Excellence M. de Méneval continua donc pieusement son séminaire et il fut ordonné prêtre à Pâques de 1862. Après quoi il vint se fixer à Paris, où il vécut une vingtaine d’années, ne s’occupant que de bonnes œuvres. Attaché à la paroisse Saint-Philippe du Roule, comme catéchiste, il fut ensuite supérieur de plusieurs communautés religieuses. Il était chanoine honoraire depuis 1879. Le pape l’avait nommé prélat de sa Maison. Atteint de paralysie, il s’éteignit, entouré de tous les siens, le 20 janvier 1882, au château de La Cour de Senlisse, en Seine-et-Oise. Ses obsèques furent célébrées le 24 janvier en l’église Saint-Philippe du Roule. Le cardinal Guibert, archevêque de Paris, s’était fait représenter par son vicaire général, l’abbé Lagarde. On remarquait Mgr d’Hulst dans la nombreuse assistance. Mgr de Méneval étant Grand Officier de la Légion d’Honneur, les honneurs militaires lui furent rendus par un bataillon du 39* de ligne.

Lettre adressée à la Duchesse de Morny  par l’intermédiaire d’une amie proche de la Duchesse suite au décès du Duc de Morny le 10 mars 1865

Lettre montée sur charnière contrecollée sur papier fort, bon état

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